Chronique : Delirium t. 1, Lauren Olivier

 

Traduction (anglais) d’Alice Delabre

Hachette livre

Collection Black Moon

452p (l. 1)

 

L’histoire :

Dans le livre 1, nous suivons Lena, une jeune fille de bientôt 18 ans, qui pendant toute sa vie a cru la doctrine du gouvernement au pouvoir : l’amour est une maladie, le deliria, et une maladie mortelle qu’elle doit absolument éviter. Mais quelques mois avant l’opération qui doit l’en immuniser, elle fait la connaissance d’un certain Alex et sa vision des choses est alors remise en cause.

 

 

Mon avis :

           L’écriture à la première personne, le monde dystopique, l’histoire d’amour du personnage principal sont des éléments plus que classiques, faits et refaits depuis quelques années, et dans ce premier livre j’ai bien senti ce côté superficiel de la chose. Après, il faut bien reconnaître que le cadre de la dystopie en question est très bien fixé, mieux que dans la plupart des dystopies qui tournent plus à la science-fiction qu’autre chose. L’idée d’une opération chirurgicale obligée pour passer à l’âge adulte m’a rappelé la série Uglies de Scott Westerfeld, et suscite un vrai sentiment de dégoût. La grande différence est selon moi qu’ici les sentiments sont plus subtils, on ne conçoit pas de prime abord l’horreur du processus qui vise à supprimer les sentiments amoureux. Les sentiments, puisqu’il ne s’agit pas seulement d’empêcher l’Amour, mais aussi l’amour maternel, filial, fraternel et même amical. C’est quand j’ai vraiment compris cela que j’ai saisi l’enjeu de la dystopie et que j'ai réalisé à quel point l'univers était travaillé. 

              J’ai cependant été déçue par ce premier tome, j’en avais tellement entendu parler sur booktube que je m’attendais vraiment à quelque chose de spectaculaire (un truc de ouf) et j’ai simplement retrouvé un univers dystopique proche de celui d’Uglies. Ce qui n’enlève rien au fait que la lecture était agréable, l’histoire bien menée malgré quelques longueurs et passages inutiles. Et la fin… un peu trop prévisible ! (Mais appréciable quand même par son côté héroïsme romantique à souhait).

 

Pourquoi le lire ?

Pour son style simple et facile, son intrigue bien ficelée et ses personnages attachants. 

 

 

 

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