Chronique : La Part du Feu, Hélène Gestern

 

Editions Arléa

242p

 

L’histoire :

Dans ce roman écrit à la première personne, on suit Laurence, une femme d’une quarantaine d’année, qui découvre presque par inadvertance que son père n’est pas son père biologique mais qu’il l’a adoptée. A la recherche de réponse, elle tombe dans les affaires de sa mère sur des archives d’un mouvement pseudo militant d’extrême gauche. Sa quête nous replonge dans les années 70, au cœur d’une génération post 68 bouleversée et agitée.

 

Mon avis :

            Quand ma maman m’a recommandé ce livre, j’ai hésité. L’histoire politique de la France dans les années 70, ça n’attire pas forcément. Et pourtant ! Quand j’ai commencé, j’ai lu le roman d’une seule traite. L’écriture à la première personne mettant les pensées de divers personnages au premier plan, alternant avec des articles de journaux et autres archives, m’ont complètement séduite. Sans avoir aucune notion d’histoire, je n’ai eu aucun mal à suivre toute l’intrigue, qui tout en s’inscrivant dans un paysage historique complexe se centre beaucoup plus sur la recherche de réponses de l’héroïne.

         Sa personnalité n’est presque pas développée, et pourtant on ne peut la quitter et on ressent l’exacte même soif de connaissance qu’elle. Le dénouement est particulièrement brut et inattendu, bien loin de tout scénario « classique ».

            L’ensemble présente une très bonne analyse des passions humaines (en langage normal ? les personnages sont réalistes au point de commettre les mêmes bêtises qu’un lecteur standard, pour les mêmes raisons stupides) qui fait des personnages des vrais humains à part entière. L’intrigue elle-même est parfaitement menée, complète et logique, rien n’est tiré par les cheveux mais rien n’est pour autant ennuyeux !

 

Pourquoi le lire ?

Pour découvrir une nouvelle période de l’histoire de France mais sans lourdeur historique, à travers une intrigue passionnante, pour se plonger dans un roman qu’on ne peut plus lâcher avant la dernière page.

 

Synesthésiquement :

Une couleur : un rouge sombre ;

Un goût : du chocolat noir (70%) ;

Un bruit : le crépitement d’un feu avec les buches qui s’effondrent de temps à autre. 

 

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Commentaires : 2
  • #1

    La maison des bouquins (samedi, 19 mars 2016 17:59)

    Alors ma chère Noéline, si vous avez aimé ce titre, je ne peux que vous conseiller "Portrait d'après blessure" du même auteur !
    Bigrement dur, mais parfaitement maitrisé, et une réflexion intéressante sur le côté "voyeur" que les médias nous impose.
    Le goût ? chocolat noir 90%....

    A très bientôt !
    La maison des bouquins.

  • #2

    seks ogłoszenia (samedi, 09 septembre 2017 09:59)

    denotacyjny